Sérigraphie – construction et premiers essais

Pourquoi la sérigraphie ?

Dans le cadre d’un projet initié par Zoé et proposé à une classe d’étudiant en design textile à l’école de Condé nous nous sommes lancé dans la construction de matériel de sérigraphie. La sérigraphie servira à partir aux étudiants pour expérimenter la création d’identité pour des uniformes proposés à trois organisations : un atelier, un club de basket et une troupe de danse.

L’idée de la sérigraphie était intéressante car elle permet de travailler avec des tissus comme sur du papier, de réaliser des dégradés et des mélanges de couleur. Assez complémentaire de la broderie et des possibilités offertes par un plotter de découpe. Pour une explication un peu plus détaillée des procédés de sérigraphie.

Une technique de construction low-tech

En découvrant ( merci Tonino !) que l’on pouvait construire à peu de frais des carrousels et des cadres utiles à la sérigraphie, et grâce à la superbe documentation de Séri Suisse sur le sujet nous avons décidé de nous lancer. Surtout qu’en faisant quelques recherches Zoé a découvert qu’il était possible d’utiliser du vinyle autocollant découpé au plotter à la place de produits d’insolation pour créer des pochoirs.

Après avoir acheté les matériaux, découpé nos planches à l’aide d’une scie sur table, les avoir montées et assemblées nous avions nos premiers carrousels.

Nous nous sommes ensuite lancés dans la création de nos cadres, en utilisant des tasseaux de pin découpés aux bonnes longueurs, de la toile pour sérigraphie (54 fils), des centaines d’agrafes et de la colle. Pour obtenir la juste tension de manière artisanale nous avons suivis un tutoriel trouvé, une fois de plus, sur Séri Suisse. Les cadres peuvent être conçus à toutes les dimensions et coûtent moins de 10 euros à fabriquer.

Test d’impression

Une fois le résultat escompté obtenu nous sommes passé aux premiers essais d’impression. Les pochoirs découpés au plotter et reportés sur la toile à l’aide d’un papier de transfert ont bien fonctionné et notre premier aplat était assez satisfaisant. Malheureusement nous nous sommes rendus compte que l’encre à l’eau que nous avions choisie séchait trop rapidement, se lavait difficilement et finissait par obstruer les mailles de nos toiles. Rajouter un retardateur n’y changeant rien et nous avons finit par devoir abandonner cette option et opter pour des encres ne séchant que sous l’effet de la chaleur.

Avec cette technique les sérigraphies sont plus denses et légèrement moins souples qu’avec l’encre à eau mais nous nous évitons de ruiner nos toiles.

Le 17 février il y a d’ailleurs un atelier pour apprendre à créer ses propres cadres et faire des tests de sérigraphie. Pour s’inscrire c’est par ici.

 

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